OCTOBRE 2006 : N° 4

PONANT EXPRESS

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Journal du collège des Iles du PonanT
 
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Sommaire

Île déserte ?

Cuisinier à Sein

Voyage en Angleterre

Les Causeurs

L'avenir pour la pêche
Rencontre Yann Tiersen
Un journaliste au collège
Actualités du collège
Jeux
 

EDITORIAL

    J’ai longuement hésité, pour ne pas dire « séché » sur le thème de ce nouvel édito. Qu’allais-je bien pouvoir raconter ? L’actualité récente ne m’incitait pas vraiment à la commenter… Devant mon désarroi, mes collègues du siège administratif ont  bien tenté de me venir en aide. Rien de très concluant, il faut l’avouer. Mais, en les observant tous les trois réunis autour de mon « problème », le sujet s’est imposé comme une évidence : je parlerai d’eux, de mes collègues de bureau. 
   Dans la presse, on évoque toujours les élèves, souvent les professeurs, jamais les personnels ATOS, ces gens de l’ombre qui travaillent pourtant très activement à la bonne marche de l’établissement. En parler en quelques lignes serait une gageure tant il y a matière à raconter.

   Aussi, je ne vais que vous les présenter. Commençons par le dernier arrivé parmi nous : Laurent Biancotto, l’ouvrier d’entretien du collège. Ce jeune «mercenaire» latin né dans un ferry entre Constantine et Toulon sévit à présent sur les îles du Ponant armé de sa débroussailleuse et de sa caisse à outils pour assurer la maintenance de nos différents sites.
Ensuite, nous avons la «voix du Ponant», celle qui vous accueille tous les jours au standard du collège. Derrière cette voix se cache Gaël Carval, le secrétaire du collège des îles du Ponant. Ce jeune footballeur bigouden avec flegme et décontraction déploie toute son efficacité au service administratif.

   Enfin, une fois n’est pas coutume, je terminerai par une dame : la grande Dame du collège. Je veux bien sûr parler de Madame Arlette Le Gall. Cette gestionnaire hors norme, prête à tous les services pour « le bien des gamins » et connue dans tout l’Ouest  exécute sa tâche indéfinissable avec une ténacité combative et un humour corrosif.

Et c’est sur leur petite île, dans les locaux du collège Lesven Jacquard, entourés de béton, que s’affaire sans relâche ce petit monde pour assurer le bon fonctionnement de notre collège.
Anne Daniélo

Anne Danielou
 

   Demain mon île sera deserte

En 1962 l’île de Houat comptait 446 habitants. Trente ans après, il y avait 390 habitants à Houat. Aujourd’hui il ne reste que 318 personnes sur l’île. Combien serons-nous dans 30 ans ?

Les contraintes pour se loger :
En Bretagne, construire une maison coûte plus cher que dans les autres régions françaises. C’est encore plus cher d’acheter sur une île (les prix de ventes sont supérieurs de 20%). Houat fait partie des îles où se loger coûte extrêmement cher car c’est une île qui offre un cadre de vie exceptionnel. Mais les terrains sont rares et leurs prix découragent les jeunes acheteurs. Ce sont les touristes qui se portent acquéreurs et paient le prix fort.

Beaucoup d’entre eux renoncent à rénover les vieilles maisons du bourg. Leur murs, souvent très épais occupent une trop grande superficie. Il n’est pas rare de voir des maisons aux murs d’une épaisseur d’un mètre car il n’y avait pas de fondation au sol.
Se loger à Houat reste le problème principal. De plus, depuis une dizaine d’années, on observe que les maisons appartiennent principalement aux touristes soit 52% d’entre elles. Le coût de construction dépend de l’emplacement de la maison (le mètre carré peut se vendre 100€), de la duré de la construction, et surtout de la détermination des acquéreurs qui sont parfois prêts à dépasser le prix initial  … Le coût total d’une maison (type T4) est d’environ 300 000€. 

Des projets immobiliers:

Depuis 1992, trente maisons ont été construites dont dix à l’initiative de Houatais. Quinze à vingt maisons sont prévues pour les prochaines années et cela  à différents endroits sur l’île, sept hectares sont prévus pour cela. Toutes ces maisons vont êtres construites quand le projet du camping, projet particulièrement sensible, sera terminé. La surface constructible qui reste sur Houat correspond à la superficie de quatre bourgs. Mais cela est irréalisable, l’île ne pourrait pas alimenter en eau une telle population. La location est aussi problématique, les logements étant réservés aux touristes, cela suppose donc qu’il faut les quitter à la saison estivale.

 

Nouvelle maison construite dans le bourg par un résident secondaire.
C’est le genre de maison 2 à 3 fois plus grande que celle des houatais et qui n’est habité que quelques mois dans l’année.

 

Houat

 
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